• Nathalie Lefèvre

Une rentrée au plus proche de soi


Très chers lecteurs,

Que nous le voulions ou pas, la rentrée est un défi.

Garder le cap, ne pas nous laisser déborder par la foule pressée, par l’impatience et l’anxiété ambiantes, nous recentrer sur nous-mêmes : tel est le défi.

C’est à ce propos que j’ai eu le plaisir de recevoir une jeune femme pleine d’entrain, Sabrina Debusquat, journaliste et animatrice à Radio France, pour son livre Métro, Boulot… Bonheur.


Emportés par la foule… Rien n’est plus routinier que notre vie citadine. Nous fréquentons les mêmes gens et empruntons les mêmes trajets quotidiens… Le pire, bien entendu, est le stress, qui nous rend inattentifs aux autres, voire agressifs dans nos mauvais jours.

Nous sommes si sollicités par les uns et les autres que nous en devenons froids et méfiants. Et les publicités ne nous aident pas : elles qui titillent notre orgueil et nous promettent le paradis à chaque affiche. Des paradis très artificiels, bien sûr.

Sabrina est enthousiasmante. Elle ne propose pas de méthode miracle. Elle ne prétend pas nous soustraire au marasme de notre routine ordinaire d’un coup de baguette magique. Elle nous incite simplement à nous faire confiance et à suivre notre intuition.


Ecoutez notre émission sur la rentrée

Le bonheur, retour aux fondamentaux Nous cherchons tous le bonheur, notre bonheur. Et faute de savoir de quelle étoffe nous sommes faits, nous nous laissons égarer par les sirènes du monde moderne. Toujours plus connectés et plus sollicités, nous sommes d’autant moins à l’écoute de nous-mêmes.

Qu’est-ce que je veux vraiment ? Quelle vie ai-je envie de mener ? Quels gens ai-je envie de fréquenter ?

Ce sont des questions que nous ne nous posons que lorsque nous sommes confrontés à des impasses : des relations difficiles, des désillusions professionnelles et sentimentales.

Nous savons seulement ce que nous ne voulons plus, mais nous peinons à mettre des mots sur ce que nous voulons vraiment.

Cette rentrée est une opportunité pour redevenir actifs dans notre vie, pour ne plus nous laisser bercer par des lubies que d’autres ont conçues pour nous. Mais par où commencer ?

Par nous-mêmes, bien sûr.

L’intuition, toujours Souvent, on nous dit, lorsque nous n’allons vraiment pas bien, que nous devrions consulter. Un psy le plus souvent, mais ça peut être aussi n’importe quel thérapeute.

L’aide peut être la bienvenue, mais elle ne fait pas le travail à notre place. Nous ne pouvons accepter le positif qu’en nous écoutant. C’est un petit mot, mais il fait toute la différence.

Lorsque nous sentons que nos rapports vont être difficiles avec une personne que nous rencontrons, nous avons souvent la bonne intuition. C’est pareil pour les relations enrichissantes.

Nous n’osons pas toujours nous fier à la connexion qui s’opère entre les individus et nous-mêmes. Parce que nous n’avons pas assez confiance en nous. Nous préférons nous accabler, ou nous cacher des choses. Mais ne pas nous mentir, nous écouter, revient à nous respecter.

Et quand nous nous respectons, nous respectons aussi les autres. S’ils nous aiment, c’est pour ce que nous sommes. S’ils nous envient, nous jalousent, ou même nous détestent, nous n’avons plus à culpabiliser. Parce que nous n’allons pas devenir quelqu’un d’autre pour eux !

Enfin, apprendre à nous écouter nous donne un avantage certain, et unique : ne plus avoir peur de l’avenir – car nous savons que nous resterons nous-mêmes, quoi qu’il nous arrive.

Cette rentrée sera la vôtre !

Nathalie Lefèvre

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