Trouver sa mission de vie

Mis à jour : 5 févr. 2018

Nous avons tous quelque-chose qui fait de nous des personnes uniques, et c’est cela qui, en le partageant, nous donne un rôle à la mesure du monde dans lequel nous évoluons. Mais pour beaucoup d’entre nous, ce don est caché, ou insaisissable. Nous ne savons pas toujours pourquoi nous sommes au monde.



Apprendre à relever les défis

Chacun d’entre nous est confronté à de nombreuses épreuves au cours de notre vie. Ces épreuves ne sont pas de simples obstacles, mais des défis que la vie nous offre pour nous révéler. Si difficiles soient-ils, ils disent quelque chose de nous, et nous invitent à développer nos qualités pour pouvoir les surmonter.


L’âge même est une épreuve pour beaucoup d’entre nous, et le jeunisme qui règne dans notre société nous invite à la culpabilité. Pourtant, nombreuses sont les personnes qui se sentent de mieux en mieux au fur et à mesure que les années passent.


L’essentiel est de savoir mettre de côté les injonctions négatives que nous avons reçues et de savoir écouter les positives. Vivre dans le partage, trouver un ancrage positif dans la vie, un équilibre, permet d’accepter mieux notre existence. Reste plus qu’à trouver ce pourquoi nous sommes faits, quelles sont ces qualités qui font de nous des êtres à part entière. Quelle est ma mission d’âme ?


Beaucoup d’adolescents et d’étudiants, quand ils doivent songer à leur situation professionnelle, à trouver une place dans la société, se retrouvent comme devant un gouffre. Qui suis-je ? Qu’est-ce que je vaux ? Et ces questions sont encore plus douloureuses quand nous nous les posons à l’âge adulte.


Sophie Guedj Metthey nous enseigne qu’il s’agit avant tout d’une écoute de soi, d’un voyage intérieur. Nous avons souvent l’habitude de nourrir les rêves que l’on a fait pour nous.


Selon elle, ce sont surtout nos rêves d’adolescents qu’il faut suivre, plus que nos rêves d’enfant, qui relèvent encore de l’admiration spontanée. Nous devons retrouver ce premier élan de l’âme qui nous a emportés quand nous étions ados, pour nous propulser sur notre propre chemin intérieur.


Qu’est-ce que le temps ?


Nous mettre sur le chemin de notre « mission d’âme », nous reconnecter avec notre nature profonde pour pouvoir avancer en phase avec nous-mêmes, dépend d’abord de notre capacité à le vouloir. Dès lors que nous décidons de vivre en accord avec nos qualités, nous sommes sur la voie.


Certes, cette voie peut être tortueuse. Dès lors que nous nous lançons, nous sommes encore dans l’ignorance de nous-mêmes. Ce sont les rencontres qui permettent de changer cela, de nous faire avancer dans notre voie.

C’est un chemin qui se fait pas à pas, qui ne se révèle pas à nous d’emblée. L’idée même que nous nous faisons de notre mission évolue au fur et à mesure. Il faut y croire, savoir persévérer mais aussi savoir nous écouter, autant lors de nos victoires que lors de nos échecs.


Sophie nous a parlé d’une dame qui toute sa vie a cru être passée à côté de sa mission, alors qu’elle était commerciale. Mais au jour de sa retraite, elle reçut en cadeau un livre d’or où chacun de ses partenaires commerciaux avait mis un mot, et elle a compris qu’elle avait fait du bien autour d’elle durant toute sa carrière. Alors que d’autre part, il y a des médecins que le système de la santé publique frustre profondément dans leur sentiment d’être utiles au monde.


Ainsi, certains réalisent leur mission d’âme sans le savoir, tandis que d’autres ont pris une voie où ils ne se réalisent pas, malgré leurs bonnes intentions.


Sortir de sa zone de confort


C’est une question que chacun se pose, lorsqu’il faut faire des choix importants. Qu’est-ce que je garde de mon ancienne vie ? A quoi dois-je renoncer ?


Nous lancer dans l’inconnu implique toujours une part de renoncement, une sortie de la fameuse « zone de confort », qui nous permet de nous sentir en sécurité dans notre vie matérielle.


Nous pouvons vivre une vie spirituelle dans ce monde, en phase avec lui. Cela implique de comprendre quelles sont nos aspirations profondes, ce dont nous devons nous débarrasser, et ce avec quoi nous devons accepter de vivre.


Les blessures à résorber font donc partie de nous, et elles sont un matériau à partir duquel nous pouvons commencer ou poursuivre le travail que nous devons accomplir sur nous-mêmes. Néanmoins, la souffrance n’est pas une nécessité pour autant. Il y a certaines évolutions qui sont plus douces que d’autres : nous avons, à tout moment, la capacité de faire des choix qui nous rendront meilleurs, pour nous et les autres.


Restez à l’écoute de vous-mêmes !


Prenez soin de vous !


Nathalie Lefèvre et Gary Laski

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