• Nathalie Lefèvre

La danse comme thérapie

Mis à jour : 7 juil. 2018

N'avez-vous jamais pensé danser avec votre psy ? Y a-t-il même des psys qui dansent avec leur patient ? Oui, il y en a au moins une, et je l’ai rencontrée sur Radio Médecine Douce. C’est Véronique Sommer.



Pourquoi la danse ?

Danser, c’est se livrer à de l’art-thérapie. La France s’y met, mais doucement, par rapport aux pays voisins. Pourtant, cette discipline est pleine d’enseignements.

Pour Véronique Sommer, c’était ni plus ni moins une vocation. Elle a toujours rencontré, sur sa route, les gens qu’il lui fallait. Et elle a voulu devenir, pour les autres, cette personne : la bonne personne au bon moment.

C’est au bout d’un long parcours existentiel qu’elle a finalement compris l’importance de la danse dans sa vie et pour son don de thérapeute. Elle a appris à utiliser sa souffrance pour la transmuter en don de soi.


Ecoutez notre podcast sur la thérapie par la danse.

Car la danse dit beaucoup de nous, de nos blocages, de nos rigidités, mais aussi de notre désir de mouvement, d’expression, de joies simples. Et c’est une voie merveilleuse dans le progrès personnel, spirituel et corporel.

Faire ressortir sa créativité !

La danse, c’est l’expression du corps par excellence, un moyen de s’accomplir, ou au moins de s’abandonner. La musique nous vient de l’extérieur, la danse de l’intérieur. Faire danser, c’est faire surgir la joie du plus profond de nous.

Véronique Sommer aussi, quand elle a commencé, était limitée dans ses mouvements. Depuis, elle a appris à emmener les gens à la découverte d’eux-mêmes. Et ça marche : ses patients sont bien souvent plus expressifs avec leurs gestes qu’avec leurs mots, et plus aptes à progresser aussi.

La danse permet d’abandonner ce regard que nous portons sur nous-mêmes, trop souvent complaisant, défaitiste, ou inutilement intransigeant. Bien sûr, dans cette danse thérapeutique, certains ne peuvent s’empêcher de se regarder dans le miroir. D’autres n’arrivent pas à se regarder. Mais tous finissent par s’accepter dans le mouvement.

Nombre d’entre nous s’empêchent de danser à cause de la malveillance des autres. Nous avons peur du regard d’autrui, que nous avons fini par intérioriser. Mais si nous dansions un peu pour nous ?

Car ce sont nos difficultés qui font nos forces. On ne compte pas les chanteurs qui ont su dépasser leur voix fluette, ou les orateurs qui avaient, au départ, beaucoup de mal à s’exprimer. C’est ce qui parle en nous qui est le plus important, et tout le monde peut danser.

Et qui sait, demain peut-être, comme Véronique Sommer, vous danserez vous aussi comme vous êtes !

Nathalie Lefèvre et Gary Lasky

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