• Nathalie Lefèvre

Intelligence émotionnelle : sentir le vrai

Mis à jour : 9 juil. 2018

Tout le monde connaît le QI, le quotient intellectuel, même si aujourd’hui, on n’a plus la prétention de limiter l’intelligence à cette évaluation un peu simpliste. Et justement, avez-vous déjà entendu parler du QE ?

Le QE, c’est le quotient émotionnel, l’intelligence du cœur. Et elle est toute aussi importante que l’intelligence « intellectuelle ». C’est ce qui nous permet d’entrer en contact avec l’autre, de comprendre les sentiments qui le traversent. En un mot, c’est ce qui nous rend humains.

C’est donc à propos de cette intelligence émotionnelle, essentielle à notre équilibre affectif et social, que j’ai enregistré une émission avec Latifa Gallo, que vous pouvez retrouver ici.


On nous a appris tôt à l’école que la vérité est une affaire de connaissance et de déduction. Mais la vérité ne concerne pas que les choses, elle concerne surtout les gens : soi-même et les autres. La vérité humaine, c’est avant tout une question de sincérité.

L’intelligence émotionnelle est donc une forme de lucidité. Lucidité envers soi-même d’abord, qui ensuite caractérise nos rapports avec les autres. Ce n’est qu’en percevant nos propres émotions que nous parvenons à détecter celles des autres, à y être sensibles.

Parce que la parole ne dit pas tout. L’essentiel de la communication entre êtres humains est non-verbal : les gestes et les intonations qui accompagnent les mots nous disent plus que les mots eux-mêmes.

Il ne faut donc pas vous étonner si un ami ou un membre de votre famille ne vous écoute pas : il ne s’écoute pas non plus !

Car c’est en connaissant et en reconnaissant ses propres émotions, que l’on peut faire preuve d’empathie avec les autres, les comprendre, les soutenir, les consoler, et parfois même, les sortir de leurs erreurs.

Éduquer son âme

L’émotion, c’est ce qui fait notre humanité. Pourtant, nous apprenons tôt à les dissimuler, et plus tard, lorsque nous avons des enfants, nous nous empêchons de leur montrer les nôtres. Or il est essentiel de montrer ses émotions, de montrer son humanité. Pareillement, il faut aussi accepter les émotions de ses enfants, pour pouvoir les comprendre.

Car l’émotion traduit notre rapport au monde dès l’enfance. Ce sont nos besoins profonds, qui se cachent derrière la colère, la tristesse, le repli. Le besoin est la racine même de l’émotion. La libérer, c’est reconnaître ses propres besoins, c’est faire preuve de lucidité envers soi-même, et déjà donc de se libérer d’un poids.

D’ailleurs, beaucoup de nos souffrances viennent du fait que nous n’arrivons pas à libérer nos émotions. La maladie en est également un symptôme évident, et résister à l’expression de nos émotions peut conduire à la dépression.

Comment s’accepter ?

Nos émotions ne sont pas évidentes à accepter parce qu’elles impliquent de se livrer à autrui. En nous montrant, nous nous livrons. Nous présentons aux autres nos fragilités. Nous craignons de nous rendre vulnérables et de donner le bâton pour nous faire battre.

Mais contrairement à ce que nous pourrions croire, ce n’est pas notre sensibilité qui fait notre faiblesse. Au contraire ! Notre sensibilité est une force, parce qu’elle nous donne le courage d’assumer nos besoins. Reconnaître l’enfant qu’il y a en nous, c’est avancer vers soi-même et vers les autres. Vous n’avez donc aucune raison d’avoir peur de ce que vous ressentez !

Latifa Gallo est une coach certifiée, spécialisée depuis 20 ans dans l’intelligence émotionnelle. Elle a consacré deux ouvrages à ce thème : Libérez vos émotions négatives et, depuis avril dernier : Les 50 règles d’or de l’intelligence émotionnelle.

En attendant, soyez heureux !

Nathalie Lefèvre

209 vues

VOUS ÉCOUTEZ EN DIRECT RADIO MÉDECINE DOUCE 

© Radio Médecine Douce 2018