• Nathalie Lefèvre

Devenir mère ou vivre sa maternité

Mis à jour : 12 janv. 2018

Il est vrai que dans notre société très urbanisée, où le travail est de plus en plus fractionné, c’est un défi pour une mère de pouvoir assumer son rôle sans s’y sacrifier tout entière. C’est le cœur de l’enseignement de notre puéricultrice.


La maternité : un bouleversement


La maternité, ça change une vie. Et le lien qui s’instaure entre la mère et l’enfant est une joie immense, mais aussi une privation de liberté. A laquelle, d’ailleurs, il arrive que le couple ne survive pas. C’est une véritable épreuve dans une relation que d’avoir un enfant.


Il y a aussi la question de la culpabilité. Etre parent revient à nous interroger sans cesse sur ce que nous sommes en train de donner à notre enfant, car nous savons aujourd’hui que tout influence son comportement à venir. La responsabilité n’en devient que plus écrasante.


Pourtant, l’envie de faire un enfant est naturelle, et même viscérale. C’est un appel du corps qui ne supporte pas que l’on s’y oppose. Mais les obstacles sont là, et être mère célibataire est une véritable épreuve. Bien sûr, il n’y a pas d’éducation parfaite, mais on veut toujours le mieux pour ses enfants.


Assumez votre parentalité en trouvant votre communauté !


Devenir parent, c’est découvrir une partie de nous que nous ne soupçonnions pas d’exister. Mais il reste utile de partager notre expérience sur ce point de vue, tout ce qui peut nous faire avancer sur cette question nous est utile.


Et puis, il est dans l’ordre des choses que les enfants gagnent en autonomie, pour soulager peu à peu les parents. Bien sûr, ceux qui vivent entourés de leur famille, qui peuvent compter sur elle, sont plus avantagés. Dans la société traditionnelle les enfants étaient élevés en commun, de la même façon que l’on s’occupait en commun des aînés. Mais en ville, et si la famille est absente, c’est une vraie gageure.


Cela n’empêche pas que nous puissions créer de véritables espaces de cohabitation entre amis, même dans le cadre restreint des vacances. La communauté reste un modèle de vie dans lequel la parentalité n’est plus isolée, mais peut s’appuyer sur une solidarité réelle et efficace.


Dans cette perspective, les réseaux sociaux ont une fonction ambiguë. Ils sont souvent le lieu d’une débauche de paraître, où chacun se vante des bonheurs de la parentalité. La frime, de toute façon, y existe avec ou sans enfant.


Mais ces réseaux représentent aussi une extraordinaire possibilité de partage et d’entraide, qu’il serait absurde de négliger. Nous pouvons y rencontrer des gens qui deviennent à terme nos amis, qui partagent des situations semblables aux nôtres. Le pire choix, de toute façon, reste de nous isoler.


N’hésitez pas à vous entraider, un petit coup de pouce peut avoir une grande importance !


Nathalie Lefèvre et Gary Laski

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